La roue tourne

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La roue tourne sans que rien ni personne ne la retienne

Les grains de sable, douleurs silencieuses, tentent de la freiner

Mais elle continue sa course folle au rythme effréné.

Tristement  elle s’érode à mesure que les jours s’égrènent

 

Des regards, des lèvres et des mains se sont posés sur elle.

Louanges et autres merveilles ont été chantées à  la belle,

Dont les yeux couleur mystère attisent et séduisent.

Et des hommes croisés sur son chemin,  elle s’est parfois éprise.

 

Cheveux ondulants la dulcinée avance contre vents  et marées.

Des grains de bonheur  et d’extase  elle s’est délectée jusqu’à la lie

Pour mieux reprendre sa route en hâte,  de peur de s’amarrer,

Et ce malgré les vaines tentatives de bellâtres  la voulant à leur merci

 

L’espoir nait parfois de ses désillusions et de ses vieux démons

La belle aux formes généreuses aimerait tendre vers l’envie

Et rencontrer celui avec lequel  dire « nous nous aimons »

Afin que demain peut être elle puisse enfin avoir un répit

 

Dans l’attente de ce jour, la roue continue ses tours

Etincelant et cinglant de sa vive énergie tout alentour,

Les grains de sable s’entassant entre ses aubes.

De n’y prendre garde elle pourrait s’écrouler  à l’aube…